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MAL DE DOS & PATHOLOGIES DU RACHIS À NADOR

Mal de dos et pathologies du rachis

Une douleur du dos ne signifie pas toujours la même chose — sa localisation, son irradiation et son évolution orientent le diagnostic.

Lombalgie, hernie discale, canal lombaire étroit, douleur cervicale ou douleur qui descend dans un bras ou une jambe peuvent avoir des mécanismes différents.

L’évaluation permet de distinguer une douleur mécanique courante d’une situation nécessitant des examens complémentaires ou une prise en charge plus spécifique.

  • Lombaires
  • Cervicales
  • Sciatique
  • Irradiation
  • Mobilité
Imagerie du rachis au cabinet de rhumatologie du Dr Mostapha Mahroug à Nador

COMPRENDRE LE RACHIS

Le rachis est une chaîne, mais toutes les douleurs n’ont pas la même origine

Une douleur peut rester localisée au dos ou au cou, mais elle peut aussi être liée à une irritation nerveuse et se projeter vers un membre.

CervicalesDorsalesLombairesSacrum / bassin
Schéma vertical du rachis divisé en régions cervicale, dorsale, lombaire et sacrée.
01Cervicales
Une atteinte cervicale peut provoquer une douleur du cou, parfois accompagnée d’une irradiation vers l’épaule, le bras ou la main.
02Lombaires
Les lombaires sont une source fréquente de douleur du bas du dos et peuvent être impliquées lorsqu’une douleur descend vers la jambe.
03Structures nerveuses
Lorsqu’une racine nerveuse est irritée ou comprimée, des symptômes comme douleur irradiée, fourmillements ou sensations électriques peuvent apparaître.
04Structures osseuses
Certaines douleurs peuvent aussi être liées aux vertèbres elles-mêmes, notamment en cas de fragilité osseuse ou de tassement.

La localisation du symptôme aide à orienter l’examen, mais ne suffit pas à elle seule à identifier la cause.

HERNIE DISCALE

Quand un disque irrite une structure nerveuse

Une hernie discale survient lorsqu’une partie du disque situé entre deux vertèbres fait saillie. Selon sa localisation et son importance, elle peut être asymptomatique ou provoquer des douleurs lorsqu’elle irrite une structure nerveuse.

01Douleur locale
Lombalgie ou cervicalgie selon la zone concernée.
02Douleur irradiée
La douleur peut descendre dans la jambe ou se prolonger vers l’épaule et le bras.
03Fourmillements ou engourdissement
Certains patients peuvent ressentir des sensations anormales le long du trajet nerveux.
04Force musculaire
Une faiblesse doit être recherchée lorsqu’une atteinte neurologique est suspectée.

Toutes les hernies visibles à l’imagerie ne provoquent pas nécessairement des symptômes.

VertèbreDisqueSaillie discaleRacine nerveuse
Coupe latérale schématique de deux vertèbres, du disque intervertébral, d’une saillie discale et d’une racine nerveuse voisine.

DOULEUR IRRADIÉE

Quand la douleur suit le trajet d’un nerf

Une douleur nerveuse ne reste pas nécessairement au niveau du rachis. Elle peut suivre le trajet d’un membre et s’accompagner de fourmillements, d’engourdissement ou d’une sensation de brûlure ou d’électricité.

A

Sciatique / douleur radiculaire lombaire

La douleur peut partir du bas du dos ou de la région fessière et descendre vers la jambe.

  1. Rachis lombaire
  2. Fesse
  3. Cuisse
  4. Jambe
B

Névralgie cervico-brachiale

Une irritation d’origine cervicale peut provoquer une douleur partant du cou vers l’épaule, le bras ou la main.

  1. Rachis cervical
  2. Épaule
  3. Bras
  4. Main

Le trajet de la douleur apporte des informations utiles pour localiser la structure potentiellement concernée.

CANAL LOMBAIRE ÉTROIT

Quand l’espace disponible pour les nerfs diminue

Le canal lombaire peut progressivement se rétrécir, souvent dans un contexte dégénératif. Cette diminution de l’espace peut affecter les structures nerveuses.

Canal lombaire habituel

Canal lombaire rétréci

Comparaison schématique en coupe : canal lombaire d’espace habituel et canal lombaire rétréci autour des structures nerveuses.
01Un signe fréquent
Gêne, douleur ou lourdeur dans les jambes apparaissant surtout à la marche ou après une certaine distance.
02Le repos ou la position
Les symptômes peuvent parfois diminuer lorsqu’on s’arrête ou que l’on modifie la position du dos.
03Le diagnostic
L’examen clinique et l’imagerie, notamment l’IRM selon la situation, permettent de mieux comprendre le degré de rétrécissement et son lien avec les symptômes.

Une image de canal étroit doit toujours être interprétée avec ce que ressent réellement le patient.

FRAGILITÉ OSSEUSE

Certaines douleurs du dos peuvent être liées à un tassement vertébral

Un tassement vertébral correspond à une perte de hauteur d’une vertèbre. L’ostéoporose en est une cause fréquente, en particulier chez les personnes présentant une fragilité osseuse.

Signes possibles
douleur dorsale ou lombaire d’apparition récente, perte de taille ou modification progressive de la posture.
Pourquoi rechercher l’ostéoporose ?
Traiter uniquement la douleur ou la fracture ne suffit pas toujours : la fragilité osseuse sous-jacente doit également être évaluée.

Une fracture vertébrale peut être le premier signe révélateur d’une ostéoporose.

Hauteur vertébrale conservée

Hauteur vertébrale diminuée

Comparaison schématique entre un corps vertébral de hauteur conservée et un corps vertébral tassé.

SIGNES D’ALERTE

Certaines douleurs du rachis nécessitent une évaluation plus rapide

La majorité des douleurs du dos ne correspond pas à une urgence neurologique. Certains symptômes doivent toutefois inciter à demander rapidement un avis médical.

01Faiblesse importante ou progressive
Perte inhabituelle de force dans un bras ou une jambe.
02Troubles urinaires ou intestinaux nouveaux
Difficulté inhabituelle à contrôler ou évacuer les urines ou les selles lorsqu’elle s’associe à des symptômes neurologiques.
03Troubles sensitifs inhabituels
Perte importante de sensibilité, notamment dans une zone étendue ou inhabituelle.
04Douleur accompagnée de signes généraux
Fièvre, perte de poids inexpliquée ou altération de l’état général peuvent modifier l’orientation diagnostique.

En cas de déficit neurologique brutal ou de troubles sphinctériens associés à une douleur rachidienne, une évaluation médicale urgente est nécessaire.

LE DIAGNOSTIC

L’imagerie vient compléter l’examen, pas le remplacer

Modèle anatomique du rachis au cabinet du Dr Mostapha Mahroug
  1. Localiser et caractériser la douleur

    Dos ou cou ? Douleur locale ou irradiée ? Depuis combien de temps ? Dans quelles positions ou activités apparaît-elle ?

  2. Examen clinique

    Mobilité du rachis, force, sensibilité, réflexes et examen neurologique lorsqu’il est nécessaire.

  3. Chercher les signes associés

    Fourmillements, faiblesse, limitation de la marche, traumatisme ou contexte de fragilité osseuse.

  4. Choisir l’imagerie utile

    Radiographie, IRM ou scanner peuvent apporter des informations différentes selon la question clinique.

  5. Relier l’image aux symptômes

    Une anomalie visible à l’imagerie ne signifie pas automatiquement qu’elle explique la douleur.

L’objectif est de comprendre si ce que montre l’imagerie correspond réellement au problème du patient.

IMAGERIE

Radiographie, IRM ou scanner : des examens différents

1

Radiographie

Utile notamment pour l’étude des structures osseuses, de l’alignement et de certaines modifications dégénératives.

2

IRM

Permet une analyse plus détaillée des disques, des structures nerveuses et de nombreux tissus du rachis.

3

Scanner

Peut apporter des informations détaillées sur les structures osseuses et être utile dans certaines situations spécifiques.

Le meilleur examen est celui qui répond à la question posée par les symptômes et l’examen clinique.

LA PRISE EN CHARGE

Beaucoup de pathologies du rachis commencent par un traitement conservateur

Le traitement dépend de la cause, de l’intensité des symptômes, de l’existence ou non d’une atteinte neurologique et de l’impact sur les activités quotidiennes.

  1. 1

    Activité adaptée

    Éviter l’immobilité prolongée lorsqu’elle n’est pas nécessaire et adapter les activités selon les symptômes.

  2. 2

    Traitement symptomatique

    Médicaments choisis selon le diagnostic et le contexte médical.

  3. 3

    Rééducation

    Travail progressif de mobilité, de renforcement et de fonction lorsqu’il est indiqué.

  4. 4

    Geste interventionnel

    Certaines situations peuvent justifier une infiltration ou un autre geste selon l’indication.

  5. 5

    Avis spécialisé ou chirurgical

    Une compression neurologique importante, certains déficits ou l’échec d’un traitement conservateur peuvent nécessiter une orientation adaptée.

La présence d’une hernie discale à l’IRM ne signifie pas automatiquement qu’une chirurgie est nécessaire.

Quand faire évaluer un mal de dos ?

Lorsque la douleur persiste, limite progressivement les activités, descend vers un bras ou une jambe, s’accompagne de fourmillements ou de faiblesse, apparaît après un traumatisme ou survient dans un contexte de fragilité osseuse, une évaluation peut être utile.

Comprendre le déroulement d’une consultation

Le bon traitement dépend de ce qui provoque réellement la douleur.

Une évaluation permet de distinguer les différentes causes possibles et de déterminer si des examens ou une prise en charge spécifique sont nécessaires.

Questions fréquentes

Non. De nombreuses hernies discales sont prises en charge de manière conservatrice. Une orientation chirurgicale dépend notamment des symptômes, de l’examen neurologique et de l’évolution.